Le cours expliqué simplement, les questions que tous les élèves se posent et des exercices type examen national. Programme marocain, gratuit.
📘 Fiche de cours
L'essentiel du cours
1. Définitions fondamentales
Une application $f$ d'un ensemble $E$ vers un ensemble $F$ est une relation qui, à chaque élément $x \in E$, associe un unique élément $y \in F$, noté $f(x)$.
Différence avec une fonction : Pour une application, le domaine de définition $D_f$ est égal à l'ensemble de départ $E$.
2. Injectivité, Surjectivité et Bijection
Soit $f: E \to F$ une application :
Injection : $f$ est injective si $\forall (x, x') \in E^2, f(x) = f(x') \implies x = x'$.
Surjection : $f$ est surjective si $\forall y \in F, \exists x \in E, f(x) = y$.
Bijection : $f$ est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que chaque élément de $F$ possède un unique antécédent dans $E$.
3. Image directe et réciproque
Soit $A \subset E$ et $B \subset F$ :
Image directe : $f(A) = { f(x) \mid x \in A }$.
Image réciproque : $f^{-1}(B) = { x \in E \mid f(x) \in B }$.
Note : $f^{-1}(B)$ existe toujours, même si $f$ n'est pas bijective.
4. Composition et Réciproque
Composition : Si $f: E \to F$ et $g: F \to G$, alors $g \circ f: E \to G$ est définie par $(g \circ f)(x) = g(f(x))$.
Application réciproque : Si $f: E \to F$ est bijective, il existe une unique application $f^{-1}: F \to E$ telle que $f^{-1} \circ f = Id_E$ et $f \circ f^{-1} = Id_F$.
Méthodes à maîtriser
Montrer qu'une application est injective : Partir de $f(x)=f(x')$ et utiliser les calculs algébriques pour arriver à $x=x'$. On peut aussi utiliser la contraposée ($x \neq x' \implies f(x) \neq f(x')$).
Montrer qu'une application est surjective : Prendre un $y$ quelconque dans l'ensemble d'arrivée et résoudre l'équation $f(x)=y$ pour montrer qu'il existe au moins une solution $x$ dans l'ensemble de départ.
Déterminer $f^{-1}$ : Résoudre l'équation $y=f(x)$ en exprimant $x$ en fonction de $y$.
Montrer une égalité d'ensembles (ex: $f(A \cup B) = f(A) \cup f(B)$) : Utiliser la double inclusion ou les équivalences logiques.
Exemples corrigés
Exemple 1 : $f: \mathbb{R} \to \mathbb{R}, x \mapsto 2x+3$.
Surjection : $y=2x+3 \iff x = (y-3)/2$. Pour tout $y \in \mathbb{R}$, il existe $x \in \mathbb{R}$. (Vrai)
Exemple 2 : $f: \mathbb{R} \to \mathbb{R}, x \mapsto x^2$.
Non injective car $f(1)=f(-1)=1$.
Non surjective car $y=-1$ n'a pas d'antécédent dans $\mathbb{R}$.
Erreurs fréquentes
Confondre la notation $f^{-1}$ de l'application réciproque (qui nécessite la bijectivité) avec l'image réciproque d'une partie $f^{-1}(B)$ (qui existe toujours).
Oublier de vérifier que l'antécédent trouvé lors de la preuve de surjectivité appartient bien à l'ensemble de départ $E$.
Affirmer que $f(A \cap B) = f(A) \cap f(B)$ (C'est faux en général, seule l'inclusion $\subset$ est vraie).
Confondre $g \circ f$ et $f \circ g$.
🌉 Jisr : les mots du chapitre FR ⇄ AR
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Soit $f: E \to F$. Quelle est la définition logique de l'injectivité ?
❓ Questions fréquentes
Quelle est la différence exacte entre une fonction et une application ?
Dans le programme marocain, la distinction est précise :
Fonction : C'est une relation où chaque élément de l'ensemble de départ a au plus une image (0 ou 1). Son domaine de définition $D_f$ peut être un sous-ensemble de l'ensemble de départ.
Application : C'est une fonction où chaque élément de l'ensemble de départ a exactement une image. Autrement dit, $D_f = E$.
Toute application est une fonction, mais l'inverse n'est pas vrai.
💡 À retenir : Pour une application, on ne se pose pas la question du domaine de définition, il est déjà donné par l'ensemble de départ.
Kifach n-beyyen belli wa7ed l-application surjection?
Pour montrer qu'une application $f: E \to F$ est surjective, suis ces étapes :
Prends un élément quelconque $y$ dans l'ensemble d'arrivée $F$.
Cherche s'il existe un élément $x$ dans l'ensemble de départ $E$ tel que $f(x) = y$.
Concrètement, tu résous l'équation $f(x) = y$ où l'inconnue est $x$.
Si tu trouves au moins une solution $x$ qui appartient bien à $E$ pour n'importe quel $y$, alors $f$ est surjective.
💡 À retenir : Surjection veut dire que l'équation $f(x)=y$ a toujours au moins une solution dans $E$.
Est-ce que f^{-1}(B) existe si f n'est pas bijective ?
Oui, absolument. Il ne faut pas confondre deux notions :
L'application réciproque $f^{-1}$ : Elle n'existe que si $f$ est bijective. C'est une fonction qui va de $F$ vers $E$.
L'image réciproque d'une partie $B$ : Notée $f^{-1}(B)$, elle représente l'ensemble des éléments de $E$ dont l'image est dans $B$. Elle est définie pour n'importe quelle application, même si elle n'est pas injective ou surjective.
💡 À retenir : $f^{-1}(\text{ensemble})$ est un ensemble, alors que $f^{-1}(\text{élément})$ n'existe que pour les bijections.
Chno hiya l-farq bin f(A) u f^{-1}(B)?
$f(A)$ (Image directe) : Tu as un morceau $A$ de l'ensemble de départ, et tu regardes où arrivent tous ses points dans l'ensemble de l'arrivée. C'est un sous-ensemble de $F$.
$f^{-1}(B)$ (Image réciproque) : Tu as un morceau $B$ de l'ensemble d'arrivée, et tu cherches tous les points de départ qui "atterrissent" dans $B$. C'est un sous-ensemble de $E$.
💡 À retenir : $f(A) \subset \text{Arrivée}$ et $f^{-1}(B) \subset \text{Départ}$.
Comment prouver l'injectivité avec la contraposée ?
Parfois, manipuler $f(x)=f(x')$ est difficile. On utilise alors la contraposée de la définition :
La définition est : $f(x)=f(x') \implies x=x'$.
La contraposée est : $x \neq x' \implies f(x) \neq f(x')$.
Tu supposes que tu as deux éléments différents $x$ et $x'$, et tu démontres par le calcul que leurs images ne peuvent pas être égales.
💡 À retenir : La contraposée est très utile pour les fonctions définies par morceaux ou avec des valeurs absolues.
Kifach n-7seb l-tarkib dyal juj d l-functions g circ f?
Pour calculer $(g \circ f)(x)$ :
Tu commences par l'intérieur : calcule d'abord $f(x)$.
Ensuite, tu prends ce résultat et tu l'utilises comme "entrée" pour la fonction $g$.
Exemple : si $f(x) = x+1$ et $g(x) = x^2$, alors $(g \circ f)(x) = g(f(x)) = g(x+1) = (x+1)^2$.
Attention : l'ordre est important ! En général, $g \circ f \neq f \circ g$.
💡 À retenir : $g \circ f$ se lit "$g$ rond $f$" et signifie "$g$ après $f$".
Si f et g sont injectives, est-ce que g circ f l'est aussi ?
Oui, la composition de deux injections est une injection.
Supposons $(g \circ f)(x) = (g \circ f)(x')$.
Cela signifie $g(f(x)) = g(f(x'))$.
Comme $g$ est injective, on en déduit $f(x) = f(x')$.
Comme $f$ est injective, on en déduit $x = x'$.
La propriété est donc démontrée. C'est aussi vrai pour la surjectivité et la bijectivité.
💡 À retenir : La composition préserve l'injectivité, la surjectivité et la bijectivité.
Peut-on parler de f^{-1} pour une fonction de mathbb{R} vers mathbb{R} non monotone ?
Pas globalement. Pour qu'une application de $\mathbb{R}$ vers $\mathbb{R}$ soit bijective (et donc admette une réciproque), elle doit être strictement monotone (et continue, à vérifier par le professeur). Si une fonction n'est pas monotone, comme $f(x)=x^2$, elle n'est pas injective sur $\mathbb{R}$. On doit alors restreindre son domaine (ex: sur $\mathbb{R}^+$) pour pouvoir définir une réciproque (ici $\sqrt{x}$).
💡 À retenir : La bijectivité est la condition sine qua non pour l'existence de l'application réciproque.
Comment déterminer l'image directe d'un intervalle par une fonction continue ?
Pour une application continue $f$ sur un intervalle $I = [a, b]$ :
Si $f$ est croissante, $f([a, b]) = [f(a), f(b)]$.
Si $f$ est décroissante, $f([a, b]) = [f(b), f(a)]$.
Si elle n'est pas monotone, l'image est l'intervalle $[m, M]$ où $m$ est le minimum et $M$ le maximum de $f$ sur $I$.
💡 À retenir : L'image d'un intervalle par une application continue est un intervalle.
Que signifie la notation IdE ?
$Id_E$ est l'application "Identité" de l'ensemble $E$.
Elle est définie de $E$ vers $E$ par $Id_E(x) = x$ pour tout $x \in E$.
Elle ne change rien à l'élément.
Elle est fondamentale pour définir la réciproque : $f \circ f^{-1} = Id_F$ et $f^{-1} \circ f = Id_E$.
💡 À retenir : L'identité est l'élément neutre pour la composition des applications.
Est-ce que f(f^{-1}(B)) = B est toujours vrai ?
Non, ce n'est pas toujours vrai.
On a toujours $f(f^{-1}(B)) \subset B$.
L'égalité $f(f^{-1}(B)) = B$ est vraie si et seulement si $f$ est surjective (ou au moins si $B$ est inclus dans l'image de $f$).
Par contre, $f^{-1}(f(A)) = A$ est vrai si et seulement si $f$ est injective.
💡 À retenir : Ces égalités dépendent des propriétés d'injectivité et de surjectivité de $f$.
Pourquoi étudie-t-on les applications en logique ?
En préparation aux concours (CPGE), les applications sont le langage de base des mathématiques. Elles permettent de :
Comparer la taille des ensembles (dénombrement).
Formaliser les transformations géométriques ou algébriques.
Structurer le raisonnement (si on prouve qu'une relation est une bijection, on prouve l'existence et l'unicité d'une solution).
💡 À retenir : Maîtriser les applications, c'est maîtriser la structure des raisonnements mathématiques avancés.
✍️ Exercices type examen national
Exercice 1
Soit l'application $f: \mathbb{R} \setminus {1} \to \mathbb{R} \setminus {2}$ définie par :
$$f(x) = \frac{2x+1}{x-1}$$
Montrer que $f$ est injective.
Montrer que $f$ est surjective.
En déduire que $f$ est bijective et déterminer sa réciproque $f^{-1}$.
Une applicationf d'un ensemble E vers un ensemble F est une relation qui, à chaque élément x∈E, associe un unique élément y∈F, noté f(x).
Différence avec une fonction : Pour une application, le domaine de définition Df est égal à l'ensemble de départ E.
2. Injectivité, Surjectivité et Bijection
Soit f:E→F une application :
Injection : f est injective si ∀(x,x′)∈E2,f(x)=f(x′)⟹x=x′.
Surjection : f est surjective si ∀y∈F,∃x∈E,f(x)=y.
Bijection : f est bijective si elle est à la fois injective et surjective. Cela signifie que chaque élément de F possède un unique antécédent dans E.
3. Image directe et réciproque
Soit A⊂E et B⊂F :
Image directe : f(A)={f(x)∣x∈A}.
Image réciproque : f−1(B)={x∈E∣f(x)∈B}.
Note : f−1(B) existe toujours, même si f n'est pas bijective.
4. Composition et Réciproque
Composition : Si f:E→F et g:F→G, alors g∘f:E→G est définie par (g∘f)(x)=g(f(x)).
Application réciproque : Si f:E→F est bijective, il existe une unique application f−1:F→E telle que f−1∘f=IdE et f∘f−1=IdF.
Méthodes à maîtriser
Montrer qu'une application est injective : Partir de f(x)=f(x′) et utiliser les calculs algébriques pour arriver à x=x′. On peut aussi utiliser la contraposée (x=x′⟹f(x)=f(x′)).
Montrer qu'une application est surjective : Prendre un y quelconque dans l'ensemble d'arrivée et résoudre l'équation f(x)=y pour montrer qu'il existe au moins une solution x dans l'ensemble de départ.
Déterminer f−1 : Résoudre l'équation y=f(x) en exprimant x en fonction de y.
Montrer une égalité d'ensembles (ex: f(A∪B)=f(A)∪f(B)) : Utiliser la double inclusion ou les équivalences logiques.
Exemples corrigés
Exemple 1 : f:R→R,x↦2x+3.
Injection : 2x+3=2x′+3⟹2x=2x′⟹x=x′. (Vrai)
Surjection : y=2x+3⟺x=(y−3)/2. Pour tout y∈R, il existe x∈R. (Vrai)
Exemple 2 : f:R→R,x↦x2.
Non injective car f(1)=f(−1)=1.
Non surjective car y=−1 n'a pas d'antécédent dans R.
Erreurs fréquentes
Confondre la notation f−1 de l'application réciproque (qui nécessite la bijectivité) avec l'image réciproque d'une partie f−1(B) (qui existe toujours).
Oublier de vérifier que l'antécédent trouvé lors de la preuve de surjectivité appartient bien à l'ensemble de départ E.
Affirmer que f(A∩B)=f(A)∩f(B) (C'est faux en général, seule l'inclusion ⊂ est vraie).
Confondre g∘f et f∘g.
Soit f:E→F. Quelle est la définition logique de l'injectivité ?
∀x,x′∈E,x=x′⟹f(x)=f(x′)
∀x,x′∈E,f(x)=f(x′)⟹x=x′
∀y∈F,∃x∈E,f(x)=y
∃x,x′∈E,f(x)=f(x′)∧x=x′
Dans le programme marocain, la distinction est précise :
Fonction : C'est une relation où chaque élément de l'ensemble de départ a au plus une image (0 ou 1). Son domaine de définition Df peut être un sous-ensemble de l'ensemble de départ.
Application : C'est une fonction où chaque élément de l'ensemble de départ a exactement une image. Autrement dit, Df=E.
Toute application est une fonction, mais l'inverse n'est pas vrai.
💡 À retenir : Pour une application, on ne se pose pas la question du domaine de définition, il est déjà donné par l'ensemble de départ.
Pour montrer qu'une application f:E→F est surjective, suis ces étapes :
Prends un élément quelconque y dans l'ensemble d'arrivée F.
Cherche s'il existe un élément x dans l'ensemble de départ E tel que f(x)=y.
Concrètement, tu résous l'équation f(x)=y où l'inconnue est x.
Si tu trouves au moins une solution x qui appartient bien à E pour n'importe quel y, alors f est surjective.
💡 À retenir : Surjection veut dire que l'équation f(x)=y a toujours au moins une solution dans E.
Oui, absolument. Il ne faut pas confondre deux notions :
L'application réciproque f−1 : Elle n'existe que si f est bijective. C'est une fonction qui va de F vers E.
L'image réciproque d'une partie B : Notée f−1(B), elle représente l'ensemble des éléments de E dont l'image est dans B. Elle est définie pour n'importe quelle application, même si elle n'est pas injective ou surjective.
💡 À retenir : f−1(ensemble) est un ensemble, alors que f−1(eˊleˊment) n'existe que pour les bijections.
f(A) (Image directe) : Tu as un morceau A de l'ensemble de départ, et tu regardes où arrivent tous ses points dans l'ensemble de l'arrivée. C'est un sous-ensemble de F.
f−1(B) (Image réciproque) : Tu as un morceau B de l'ensemble d'arrivée, et tu cherches tous les points de départ qui "atterrissent" dans B. C'est un sous-ensemble de E.
💡 À retenir : f(A)⊂Arriveˊe et f−1(B)⊂Deˊpart.
Parfois, manipuler f(x)=f(x′) est difficile. On utilise alors la contraposée de la définition :
La définition est : f(x)=f(x′)⟹x=x′.
La contraposée est : x=x′⟹f(x)=f(x′).
Tu supposes que tu as deux éléments différents x et x′, et tu démontres par le calcul que leurs images ne peuvent pas être égales.
💡 À retenir : La contraposée est très utile pour les fonctions définies par morceaux ou avec des valeurs absolues.
Pour calculer (g∘f)(x) :
Tu commences par l'intérieur : calcule d'abord f(x).
Ensuite, tu prends ce résultat et tu l'utilises comme "entrée" pour la fonction g.
Exemple : si f(x)=x+1 et g(x)=x2, alors (g∘f)(x)=g(f(x))=g(x+1)=(x+1)2.
Attention : l'ordre est important ! En général, g∘f=f∘g.
💡 À retenir : g∘f se lit "g rond f" et signifie "g après f".
Oui, la composition de deux injections est une injection.
Supposons (g∘f)(x)=(g∘f)(x′).
Cela signifie g(f(x))=g(f(x′)).
Comme g est injective, on en déduit f(x)=f(x′).
Comme f est injective, on en déduit x=x′.
La propriété est donc démontrée. C'est aussi vrai pour la surjectivité et la bijectivité.
💡 À retenir : La composition préserve l'injectivité, la surjectivité et la bijectivité.
Pas globalement. Pour qu'une application de R vers R soit bijective (et donc admette une réciproque), elle doit être strictement monotone (et continue, à vérifier par le professeur). Si une fonction n'est pas monotone, comme f(x)=x2, elle n'est pas injective sur R. On doit alors restreindre son domaine (ex: sur R+) pour pouvoir définir une réciproque (ici x).
💡 À retenir : La bijectivité est la condition sine qua non pour l'existence de l'application réciproque.
Pour une application continue f sur un intervalle I=[a,b] :
Si f est croissante, f([a,b])=[f(a),f(b)].
Si f est décroissante, f([a,b])=[f(b),f(a)].
Si elle n'est pas monotone, l'image est l'intervalle [m,M] où m est le minimum et M le maximum de f sur I.
💡 À retenir : L'image d'un intervalle par une application continue est un intervalle.
IdE est l'application "Identité" de l'ensemble E.
Elle est définie de E vers E par IdE(x)=x pour tout x∈E.
Elle ne change rien à l'élément.
Elle est fondamentale pour définir la réciproque : f∘f−1=IdF et f−1∘f=IdE.
💡 À retenir : L'identité est l'élément neutre pour la composition des applications.
Non, ce n'est pas toujours vrai.
On a toujours f(f−1(B))⊂B.
L'égalité f(f−1(B))=B est vraie si et seulement si f est surjective (ou au moins si B est inclus dans l'image de f).
Par contre, f−1(f(A))=A est vrai si et seulement si f est injective.
💡 À retenir : Ces égalités dépendent des propriétés d'injectivité et de surjectivité de f.
Exercice 1
Soit l'application f:R∖{1}→R∖{2} définie par :
f(x)=x−12x+1
Montrer que f est injective.
Montrer que f est surjective.
En déduire que f est bijective et déterminer sa réciproque f−1.
Exercice 2
Soit f:R→R définie par f(x)=x2−4x+3.
Déterminer l'image directe de l'intervalle A=[0,3].
Déterminer l'image réciproque de l'ensemble B={0}.
f est-elle injective ? Justifier.
Exercice 3
Soit f:R→]−1,1[ l'application définie par :
f(x)=1+∣x∣x
Montrer que f est une bijection et déterminer sa réciproque.