📘 Fiche de cours
L'essentiel du cours
L'intervention de l'État se justifie par les défaillances du marché. Ses fonctions principales (selon Musgrave) sont :
- Fonction d'allocation : Fournir des biens publics et corriger les externalités.
- Fonction de redistribution : Réduire les inégalités par les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations) et les transferts.
- Fonction de régulation : Stabiliser l'économie (croissance, plein emploi, lutte contre l'inflation).
Les instruments sont :
- Politique budgétaire : Utilisation du budget de l'État (dépenses publiques et recettes fiscales).
- Politique monétaire : Pilotage de la masse monétaire et des taux directeurs par Bank Al-Maghrib.
Méthodes à maîtriser
- Analyser l'impact d'une hausse des dépenses publiques sur la demande globale (effet multiplicateur).
- Distinguer les recettes fiscales (impôts directs/indirects) et les dépenses (fonctionnement/investissement).
- Calculer le solde budgétaire : $SB = Recettes - Dépenses$. Si $SB < 0$, il y a un déficit budgétaire.
Exemples corrigés
Exemple 1 : Si l'État augmente les dépenses publiques de 100 millions de DH, la demande globale augmente. Selon le multiplicateur keynésien, l'effet sur le PIB sera supérieur à 100 millions. Exemple 2 : Une baisse de l'impôt sur le revenu (IR) augmente le revenu disponible des ménages, ce qui stimule la consommation finale.
Erreurs fréquentes
- Confondre "dépenses publiques" et "dépenses de fonctionnement" (les dépenses publiques incluent aussi l'investissement).
- Croire que l'État intervient uniquement pour réduire les impôts.
- Oublier que la politique monétaire est du ressort de la Banque Centrale et non du gouvernement (indépendance de BAM).