📘 Fiche de cours
L'essentiel du cours
Le Dernier Jour d'un condamné est un roman à thèse publié en 1829. Victor Hugo y défend une thèse abolitionniste : la peine de mort est injuste, cruelle et inefficace. Le récit est écrit à la première personne (focalisation interne), ce qui renforce l'empathie du lecteur envers le condamné dont l'identité reste anonyme pour souligner l'universalité de la souffrance.
Méthodes à maîtriser
- Identifier la thèse et les arguments : Repérer les passages où le narrateur dénonce les conditions de détention (Bicêtre) ou le spectacle de l'exécution.
- Analyser les figures de style : Hugo utilise l'hyperbole (ex: "une éternité de souffrance") et l'antithèse (ex: "le bourreau et la victime") pour marquer les esprits.
- Reconnaître le registre pathétique : Identifier le champ lexical de la douleur, de la peur et de la mort.
Exemples corrigés
- Question : Quelle est la visée argumentative de l'œuvre ?
- Réponse : La visée est persuasive et polémique. L'auteur veut convaincre le lecteur de l'inhumanité de la peine capitale en le plongeant dans la psychologie du condamné.
- Figure de style : "La guillotine est une machine à tuer." (Métaphore).
Erreurs fréquentes
- Confondre le narrateur et l'auteur (Victor Hugo).
- Croire que le condamné est un criminel endurci (le texte insiste sur son humanité).
- Oublier que le roman est une fiction, même s'il s'appuie sur une réalité sociale.